Eric Nicloux, superviseur à la Haute école de coaching

Bonjour, peux-tu te présenter ? Quel est ton parcours ? Comment es-tu arrivé à la Haute école de coaching ?

Bonjour ! Je m’appelle Eric Nicloux et j’ai 35 ans. Je suis coach professionnel certifié, conseiller en image et communication, formateur et superviseur à la Haute Ecole de Coaching. Originaire de Nice, et après 10 ans passés à Paris, je vis et j’exerce aujourd’hui à Lyon.

Mon parcours est assez atypique. Après des études de théâtre (je suis sorti diplômé du Cours Florent en 2005), j’ai exercé le métier de Personnel Navigant Commercial chez Air France pendant 7 ans. Alors que les 4 ou 5 premières années dans les avions avaient été épanouissantes, j’ai commencé à tourner en rond et à me demander si j’étais vraiment à ma place. Ces doutes ont fini par se transformer en véritables blocages, puis en angoisses existentielles. Je ne trouvais plus de sens à ce que je faisais, mais je me sentais bloqué dans cette situation, notamment à cause de la peur du jugement.

Une amie très chère, qui venait de terminer sa formation auprès de la Haute Ecole de Coaching, a proposé de m’aider. Elle a ainsi pu mettre à profit tout ce qu’elle avait appris, pour m’aider à dépasser ces blocages, à faire la paix avec moi-même, à assumer mon besoin de changement. Elle m’a été d’une aide précieuse.

J’ai été fasciné par la puissance de son questionnement et des outils du coaching. Cela m’a donné envie de faire la formation à mon tour et d’apporter aux autres l’aide dont j’avais pu bénéficier. Ce métier répondait pleinement à la quête de « sens » qui me manquait auparavant.

J’ai donc fait la formation, et j’en suis sorti certifié avec les félicitations du jury. Très vite, j’ai créé mon entreprise et commencé à exercer.

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Tu peux nous donner ta définition du coaching ?

Pour moi, le coaching est un accompagnement qui, en suivant un processus très précis orienté présent-futur, permet à la personne coachée de renouer avec la personne qu’elle est réellement, indépendamment des étiquettes qui ont pu lui être collées au fil des ans, par son éducation, ses proches, ses collègues, etc… Le coaching l’aide dans un premier temps à faire le point sur sa situation présente, puis, en fonction de ce nouvel éclairage, à se fixer de nouveaux objectifs en accord avec ce qu’elle est fondamentalement, et bien sûr, à atteindre ces objectifs.

Quel est ton rôle en tant que superviseur ? A quoi sert la supervision ?

Mon rôle de superviseur est d’accompagner les stagiaires tout au long de leur processus de formation afin de les rassurer, de lever leurs doutes ou leurs incompréhensions face au contenu des cours. Mais plus important encore, d’apporter un regard extérieur sur les coachings qu’ils ont a réaliser en conditions réelles dans le cadre de leur formation.

La supervision les aide à ne pas se sentir seul, perdu face à des situations nouvelles et parfois délicates. En cas de difficulté, les stagiaires savent que le superviseur est là pour les guider, leur donner un éclairage différent ou partager son expérience face à une situation qu’il a peut-être rencontré lui-même lors d’un coaching. D’ailleurs, la supervision ne concerne pas que les coachs en formation : tout coach en activité doit pouvoir faire appel à un superviseur s’il en éprouve le besoin, cela fait partie de la déontologie du métier.

Qu’est-ce qui te plait dans le contact avec les stagiaires ?

Ce qui me plaît avant tout dans le contact avec les stagiaires, c’est d’être témoin de leur implication dans la formation, et en particulier dans les coachings qu’ils réalisent en conditions réelles. Ils ont, pour la grande majorité, à cœur d’être des coachs efficaces et pour cela, ils se donnent à fond dans cette formation qui demande beaucoup de travail et de rigueur. Ça a quelque chose d’émouvant, d’inspirant, et cela donne beaucoup d’espoir pour l’avenir.

As-tu une anecdote à nous raconter avec un ou une stagiaire ?

La première chose qui me vient en tête, c’est un coup de téléphone reçu il y a quelques mois. Une des stagiaires que je supervisais m’a appelé, en larmes. Des larmes de joie, car pour la première fois, une de ses coachées venait d’atteindre l’objectif ambitieux qu’elle s’était fixé. Nous sommes restés un long moment au téléphone, car cette stagiaire avait besoin d’exprimer son émotion d’avoir été d’une aide déterminante dans un moment de vie. Elle était en train de mesurer l’impact qu’elle allait pouvoir avoir sur la vie de nombreuses autres personnes…

Qu’est-ce que tu voudrais dire aux personnes qui hésitent à faire la formation ?

On ne choisit pas ce métier par hasard. Je pense qu’on est « appelé » et que la vie se charge de vous faire savoir si vous êtes fait ou non pour cela. A partir du moment où l’on ressent cet appel au fond de soi, il ne faut pas hésiter. Le métier de coach est, selon moi, promis à un bel avenir. Faire appel à un coach est en train d’entrer dans les mœurs, j’ai constaté un changement important en quelques années à peine. La formation dispensée par la Haute Ecole de Coaching est sérieuse et de très bonne qualité. En revanche, avant de se lancer, il faut être conscient qu’elle demande de travail et d’implication.

Tu veux rajouter quelque chose ?

Oui, quelque chose de très important : apprendre à coacher, c’est aussi accepter d’être soi-même coaché. En faisant cette formation, on n’apprend pas qu’un métier : on découvre beaucoup sur soi-même.

Merci à Eric pour cette interview.

Retrouvez le sur son site I & A Coaching et à la Haute école de coaching.

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