Corinne Cottier, le coaching pour les « hauts potentiels »

Corinne Cottier a été certifiée Coach Professionnel en avril 2018 et a obtenu une spécialisation de coach parental auprès de la Haute école de coaching. Elle nous parle de son projet.

Pouvez-vous nous expliquer votre parcours professionnel avant la formation ?

Par ma formation initiale, je suis diététicienne mais je n’ai pas exercé cette profession. J’ai poursuivi mes études par une maîtrise de nutrition. Ça m’a amené à un premier métier passionnant dans la filière bio. J’ai été responsable qualité puis adjointe de direction pendant 6 ans dans une association nationale fédérant des entreprises et des distributeurs de produits issus de l’agriculture biologique. J’ai noué des partenariats avec le Ministère de l’agriculture, travaillé avec des collègues européens, visité et formé beaucoup d’entreprises en France, piloté des études sur la qualité des produits bio…

Ce fut une expérience très riche, dans laquelle je m’épanouissais mais qui s’est arrêtée au dépôt de bilan de l’association, confrontée à une situation financière trop fragile.

Après un bilan de compétences, j’ai fait un Master spécialisé de conseil en environnement. Cette étape m’a conduit à travailler 10 ans en tant que responsable d’un service d’autopartage (location de voitures de très courte durée favorisant la démotorisation et l’usage des déplacements doux).

Qu’est-ce qui vous a décidé à faire une formation de Coach Professionnel ? Pourquoi avoir choisi la Haute école de coaching ?

Au cours des dernières années, j’ai senti le besoin de me rapprocher de l’humain (la notion de service et de développement durable n’était plus suffisante pour moi). Je me sentais aussi trop à l’étroit dans une structure très hiérarchique, trop contraignante pour moi et loin de mes valeurs. J’ai donc quitté cet emploi pourtant très confortable matériellement et financièrement pour construire un autre projet.

Ainsi libérée, j’ai pu prendre du recul et réfléchir posément à ce qui avait du sens pour moi, ce qui me donnerait envie de me lever le matin, ce que je voulais faire, ce à quoi je voulais contribuer et dans quel cadre. J’ai pris également le temps de rencontrer des personnes nouvelles ou proches mais que je ne connaissais pas bien finalement. Ces échanges ont nourri mes réflexions et l’idée du coaching est devenue une évidence pour moi.

Le choix de l’organisme de formation n’a pas été simple : il existe beaucoup d’écoles et de programmes. Là encore, j’ai pris le temps d’échanger avec des responsables de formations et des coachs de diverses écoles. Le contenu du programme de la Haute Ecole de Coaching, les modalités d’enseignement, l’existence d’une formation à Lyon, les avis positifs que j’ai recueillis et bien sûr, le fait que la formation soit reconnue nationalement (RNCP) m’ont décidé à choisir la Haute Ecole de coaching.

Corinne (8648 web)

Comment se sont déroulées vos formations ?

J’ai donc suivi la formation de Coach Professionnel à la Haute école de coaching pendant 7 mois. C’est une formation très intense que j’ai vécue avec énormément d’enthousiasme car le contenu était vraiment en lien avec mes attentes (je ne m’étais pas trompée de voie et je me sentais enfin pleinement à ma place !).

La complémentarité entre les apports théoriques, les outils, la réflexion induite par les devoirs, la pratique entre stagiaires et la réalisation de coachings réels sont autant d’éléments qui fournissent une base solide pour exercer son savoir-faire de coach mais aussi pour adopter l’attitude juste qui créera et nourrira le lien de confiance entre le coach et la personne coachée.

Comment avez-vous trouvé votre accompagnement durant votre apprentissage ?

Les périodes de séminaire m’ont permis de m’imprégner de la dynamique qui se dégage d’un coach grâce à l’énergie et aux compétences des formateurs.  Je me suis nourrie des exemples donnés pour illustrer de façon concrète la technique bien spécifique du coaching. Les échanges entre les formateurs et les stagiaires étaient également très riches.

En dehors de ces périodes, la disponibilité du superviseur a été un appui essentiel pour avancer, approfondir et me rassurer, notamment quand une de mes coachées m’a lâchée à deux mois de la certification !

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre entreprise ? Que veut dire « personnes à haut potentiel » et comment cela se caractérise ? Pourquoi avoir choisi cette orientation ?

Je me suis lancée dans cette belle aventure du coaching parce que j’avais un projet précis. A partir du moment où j’ai su que je voulais devenir coach, j’ai cherché en quoi je pourrai apporter quelque chose de nouveau et être légitime dans ce métier. La réponse est venue assez rapidement … Ayant deux fils détectés haut potentiel, j’ai été confrontée depuis une dizaine d’années aux difficultés que peut représenter la précocité.

Etre haut potentiel (ou « intellectuellement précoces », « surdoués »), ça ne se résume pas à un QI (quotient intellectuel). C’est avant tout, et particulièrement chez les enfants, une hypersensibilité émotionnelle qui s’exprime en permanence dans tous les extrêmes (tristesse intense, excitation, colère démentielle, etc.). C’est aussi une très forte capacité d’empathie qui agit sur l’état émotionnel, une mémoire impressionnante, une grande curiosité, une pensée dite en arborescence, des connexions neuronales plus nombreuses et plus rapides, etc.

C’est un atout formidable à condition de bien le vivre. Les enfants doivent souvent composer avec un décalage très important entre leurs immenses capacités de raisonnement et une gestion des émotions très fragile. L’ennui arrive très vite, surtout à l’école et se traduit par des problèmes de comportements scolaires et/ou familiaux (hyperactivité, négociation permanente, insolence, remise en question des règles et des limites, etc.).

Les adultes, quant à eux, ne se savent pas toujours « haut potentiel ». Ils le découvrent souvent au travers de leurs enfants car la précocité est héréditaire. Il peut exister un sentiment de décalage par rapport à leur environnement professionnel et social (impression de ne jamais être bien à sa place), des difficultés relationnelles, un doute récurrent et de l’anxiété d’anticipation. Heureusement, beaucoup d’adultes haut potentiel vont bien !

Forte de mon expérience et du constat que j’ai pu faire aussi dans mon entourage (amical, social, professionnel), j’ai choisi de dédier mon activité de coach à l’accompagnement des adultes haut potentiel pour les aider à mieux se connaître et à se réaliser.

Je suis également coach parental certifiée par la Haute Ecole de Coaching. Là aussi, je spécialise mon activité vers les parents ayant des enfants intellectuellement précoces pour prévenir le burn out parental, aider à la déculpabilisation, conforter l’importance d’allier fermeté et bienveillance et fournir des outils qui apportent les bulles d’oxygène nécessaires au quotidien.

J’ai créé ma société, Potentiel & Sens, en clin d’œil à ce formidable potentiel qui me passionne, à l’importance des sens qui donnent la saveur de chaque instant et à l’essence de chaque être qui est source d’épanouissement.

Pour plus d’informations sur le haut potentiel, vous pouvez visiter mon site www.potentieletsens.fr

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Vous êtes maintenant certifiée. Quelles vont être vos démarches à présent et comment pouvons-nous vous aider dans votre projet ?

J’ai commencé à développer mon réseau avant et pendant ma formation de coach. Je crois beaucoup à la complémentarité entre les différentes professions d’accompagnement qui peuvent aider les hauts potentiels : psychologues, neuropsychologues, sophrologues, praticiens Vittoz, ostéopathes, hypnothérapeutes et coachs bien sûr.

Je pense que la Haute école de coaching peut apporter son soutien en facilitant l’identification et la mise en relation des coachs travaillant sur cette spécificité. Nous sommes encore peu nombreux et nous avons beaucoup à partager !

Par la suite, pourquoi ne pas développer des outils et un module de formation spécifique. Ce ne sont pas les idées et les besoins qui manquent. Les enfants précoces, identifiés, représentent 2 à 3% de la population mais la réalité est certainement bien au-delà. Les enfants précoces d’aujourd’hui sont les adultes hauts potentiels de demain : un nouveau défi d’accompagnement nous attend !

Merci à Corinne pour son témoignage. Vous pouvez la retrouver sur son site Potentiel & Sens.

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