Claire Beaudoin, superviseur à la Haute école de coaching

Bonjour Claire, peux-tu te présenter ? Quel est ton parcours ? Comment es-tu arrivée à la Haute école de coaching ?

Bonjour, Claire Beaudoin, j’ai 36 ans. Je vis en banlieue parisienne depuis quelques années. Je suis originaire de Toulouse et j’ai grandi en Martinique. Je suis passionnée par l’Humain et la musique.

Je suis coach professionnel, coach de dirigeant certifiée, formatrice et superviseur à la Haute école de coaching.

J’ai eu différentes expériences professionnelles qui pour moi sont une suite logique. J’ai travaillé dans la grande distribution, le tourisme, la restauration pendant 10 ans en tant que manager. C’est à la suite d’une situation délicate où l’humain était mis à mal dans l’entreprise, que j’ai décidé de me diriger vers le métier de coaching. J’avais besoin de plus comprendre l’humain pour l’accompagner au mieux. Je me suis donc formée à la Haute école de coaching.Claire Beaudoin

Le coaching a changé ma vie avant d’accompagner les autres à changer la leur. Cela m’a appris à être en accord avec moi, avoir confiance en moi et à relever les défis qui me semblaient inatteignables auparavant.

C’est à la suite de cette certification que je me suis spécialisée dans l’accompagnement d’athlète de haut niveau. Cela me passionne !

Tu peux nous donner ta définition du coaching ?

Le coaching pour moi devrait être une pratique de vie quotidienne. C’est un accompagnement qui permet à la personne de s’aligner, de se connaitre et de comprendre les points de blocages qui l’empêchent d’avancer pour atteindre l’objectif qu’elle s’est fixé.

C’est aussi devenir responsable et autonome dans son quotidien, dans ses relations aux autres.

Le coaching fonctionne car il est limité dans le temps avec un objectif mesurable, concret, réaliste avec de la mise en action pour la personne.

C’est être soi-même !

Quel est ton rôle en tant que superviseur ? A quoi sert la supervision ?

Mon rôle de superviseur est avant tout un suivi au quotidien de la pratique des stagiaires.

Mais c’est aussi un réel partage et enrichissement mutuel. C’est pour les stagiaires un soutien et un cadre rassurant car ils savent que le superviseur est là pour eux pour des questions de compréhension ou d’accompagnement dans leur pratique de coaching qu’ils soient en présentiel ou en e-learning.

Qu’est ce qui te plait dans le contact avec les stagiaires ?

Le partage qui est pour moi une réelle source d’enrichissement personnel.

L’échange que nous pouvons avoir va vraiment dans les deux sens. Je les pousse à réfléchir et ils me font réfléchir en retour.

Les voir évoluer tout au long de la formation est une chose exceptionnelle. Le fait qu’ils se fassent coacher par un collègue de promo leur permet de travailler sur eux en mode coaching et d’arriver en fin de formation en étant complètement alignés, en accord avec eux-mêmes.

Et pour finir ce qui me plait le plus, c’est de les voir évoluer coach dans leur posture, leur réflexion, leur savoir faire et savoir être. 

As-tu une anecdote à nous raconter avec un ou une stagiaire ? 

J’ai une de mes stagiaires qui m’envoyait régulièrement des vidéos et des photos de la mer car elle vit dans le sud de la France. Lorsqu’elle est venue en séminaire à Paris, elle a déposé un petit pot de sable en cadeau pour moi.

Après il y a évidemment les remerciements des stagiaires par rapport au soutien et la disponibilité du superviseur.

Qu’est-ce que tu voudrais dire aux personnes qui hésitent à faire la formation ?

N’hésitez pas ! Cette formation est complète avec une vraie méthode, des outils pertinents qui permettent d’accompagner les individus. L’application des savoirs mis à disposition tout au long de la formation vont vous permettre de vous lancer en confiance dès la certification en poche. 

Tu veux rajouter quelque chose ?

Je veux juste partager le fait qu’il y a 5 ans cette formation a changé ma vie tant au niveau professionnel que personnel.

C’est une aventure merveilleuse !

Corinne Cottier, le coaching pour les « hauts potentiels »

Corinne Cottier a été certifiée Coach Professionnel en avril 2018 et a obtenu une spécialisation de coach parental auprès de la Haute école de coaching. Elle nous parle de son projet.

Pouvez-vous nous expliquer votre parcours professionnel avant la formation ?

Par ma formation initiale, je suis diététicienne mais je n’ai pas exercé cette profession. J’ai poursuivi mes études par une maîtrise de nutrition. Ça m’a amené à un premier métier passionnant dans la filière bio. J’ai été responsable qualité puis adjointe de direction pendant 6 ans dans une association nationale fédérant des entreprises et des distributeurs de produits issus de l’agriculture biologique. J’ai noué des partenariats avec le Ministère de l’agriculture, travaillé avec des collègues européens, visité et formé beaucoup d’entreprises en France, piloté des études sur la qualité des produits bio…

Ce fut une expérience très riche, dans laquelle je m’épanouissais mais qui s’est arrêtée au dépôt de bilan de l’association, confrontée à une situation financière trop fragile.

Après un bilan de compétences, j’ai fait un Master spécialisé de conseil en environnement. Cette étape m’a conduit à travailler 10 ans en tant que responsable d’un service d’autopartage (location de voitures de très courte durée favorisant la démotorisation et l’usage des déplacements doux).

Qu’est-ce qui vous a décidé à faire une formation de Coach Professionnel ? Pourquoi avoir choisi la Haute école de coaching ?

Au cours des dernières années, j’ai senti le besoin de me rapprocher de l’humain (la notion de service et de développement durable n’était plus suffisante pour moi). Je me sentais aussi trop à l’étroit dans une structure très hiérarchique, trop contraignante pour moi et loin de mes valeurs. J’ai donc quitté cet emploi pourtant très confortable matériellement et financièrement pour construire un autre projet.

Ainsi libérée, j’ai pu prendre du recul et réfléchir posément à ce qui avait du sens pour moi, ce qui me donnerait envie de me lever le matin, ce que je voulais faire, ce à quoi je voulais contribuer et dans quel cadre. J’ai pris également le temps de rencontrer des personnes nouvelles ou proches mais que je ne connaissais pas bien finalement. Ces échanges ont nourri mes réflexions et l’idée du coaching est devenue une évidence pour moi.

Le choix de l’organisme de formation n’a pas été simple : il existe beaucoup d’écoles et de programmes. Là encore, j’ai pris le temps d’échanger avec des responsables de formations et des coachs de diverses écoles. Le contenu du programme de la Haute Ecole de Coaching, les modalités d’enseignement, l’existence d’une formation à Lyon, les avis positifs que j’ai recueillis et bien sûr, le fait que la formation soit reconnue nationalement (RNCP) m’ont décidé à choisir la Haute Ecole de coaching.

Corinne (8648 web)

Comment se sont déroulées vos formations ?

J’ai donc suivi la formation de Coach Professionnel à la Haute école de coaching pendant 7 mois. C’est une formation très intense que j’ai vécue avec énormément d’enthousiasme car le contenu était vraiment en lien avec mes attentes (je ne m’étais pas trompée de voie et je me sentais enfin pleinement à ma place !).

La complémentarité entre les apports théoriques, les outils, la réflexion induite par les devoirs, la pratique entre stagiaires et la réalisation de coachings réels sont autant d’éléments qui fournissent une base solide pour exercer son savoir-faire de coach mais aussi pour adopter l’attitude juste qui créera et nourrira le lien de confiance entre le coach et la personne coachée.

Comment avez-vous trouvé votre accompagnement durant votre apprentissage ?

Les périodes de séminaire m’ont permis de m’imprégner de la dynamique qui se dégage d’un coach grâce à l’énergie et aux compétences des formateurs.  Je me suis nourrie des exemples donnés pour illustrer de façon concrète la technique bien spécifique du coaching. Les échanges entre les formateurs et les stagiaires étaient également très riches.

En dehors de ces périodes, la disponibilité du superviseur a été un appui essentiel pour avancer, approfondir et me rassurer, notamment quand une de mes coachées m’a lâchée à deux mois de la certification !

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre entreprise ? Que veut dire « personnes à haut potentiel » et comment cela se caractérise ? Pourquoi avoir choisi cette orientation ?

Je me suis lancée dans cette belle aventure du coaching parce que j’avais un projet précis. A partir du moment où j’ai su que je voulais devenir coach, j’ai cherché en quoi je pourrai apporter quelque chose de nouveau et être légitime dans ce métier. La réponse est venue assez rapidement … Ayant deux fils détectés haut potentiel, j’ai été confrontée depuis une dizaine d’années aux difficultés que peut représenter la précocité.

Etre haut potentiel (ou « intellectuellement précoces », « surdoués »), ça ne se résume pas à un QI (quotient intellectuel). C’est avant tout, et particulièrement chez les enfants, une hypersensibilité émotionnelle qui s’exprime en permanence dans tous les extrêmes (tristesse intense, excitation, colère démentielle, etc.). C’est aussi une très forte capacité d’empathie qui agit sur l’état émotionnel, une mémoire impressionnante, une grande curiosité, une pensée dite en arborescence, des connexions neuronales plus nombreuses et plus rapides, etc.

C’est un atout formidable à condition de bien le vivre. Les enfants doivent souvent composer avec un décalage très important entre leurs immenses capacités de raisonnement et une gestion des émotions très fragile. L’ennui arrive très vite, surtout à l’école et se traduit par des problèmes de comportements scolaires et/ou familiaux (hyperactivité, négociation permanente, insolence, remise en question des règles et des limites, etc.).

Les adultes, quant à eux, ne se savent pas toujours « haut potentiel ». Ils le découvrent souvent au travers de leurs enfants car la précocité est héréditaire. Il peut exister un sentiment de décalage par rapport à leur environnement professionnel et social (impression de ne jamais être bien à sa place), des difficultés relationnelles, un doute récurrent et de l’anxiété d’anticipation. Heureusement, beaucoup d’adultes haut potentiel vont bien !

Forte de mon expérience et du constat que j’ai pu faire aussi dans mon entourage (amical, social, professionnel), j’ai choisi de dédier mon activité de coach à l’accompagnement des adultes haut potentiel pour les aider à mieux se connaître et à se réaliser.

Je suis également coach parental certifiée par la Haute Ecole de Coaching. Là aussi, je spécialise mon activité vers les parents ayant des enfants intellectuellement précoces pour prévenir le burn out parental, aider à la déculpabilisation, conforter l’importance d’allier fermeté et bienveillance et fournir des outils qui apportent les bulles d’oxygène nécessaires au quotidien.

J’ai créé ma société, Potentiel & Sens, en clin d’œil à ce formidable potentiel qui me passionne, à l’importance des sens qui donnent la saveur de chaque instant et à l’essence de chaque être qui est source d’épanouissement.

Pour plus d’informations sur le haut potentiel, vous pouvez visiter mon site www.potentieletsens.fr

Logo P&S 2 sans fond

Vous êtes maintenant certifiée. Quelles vont être vos démarches à présent et comment pouvons-nous vous aider dans votre projet ?

J’ai commencé à développer mon réseau avant et pendant ma formation de coach. Je crois beaucoup à la complémentarité entre les différentes professions d’accompagnement qui peuvent aider les hauts potentiels : psychologues, neuropsychologues, sophrologues, praticiens Vittoz, ostéopathes, hypnothérapeutes et coachs bien sûr.

Je pense que la Haute école de coaching peut apporter son soutien en facilitant l’identification et la mise en relation des coachs travaillant sur cette spécificité. Nous sommes encore peu nombreux et nous avons beaucoup à partager !

Par la suite, pourquoi ne pas développer des outils et un module de formation spécifique. Ce ne sont pas les idées et les besoins qui manquent. Les enfants précoces, identifiés, représentent 2 à 3% de la population mais la réalité est certainement bien au-delà. Les enfants précoces d’aujourd’hui sont les adultes hauts potentiels de demain : un nouveau défi d’accompagnement nous attend !

Merci à Corinne pour son témoignage. Vous pouvez la retrouver sur son site Potentiel & Sens.