Le syndrome des classes préparatoires

A la question : « que veux-tu faire après le bac ? », nos futurs bacheliers répondent presque toujours classes préparatoires. Est-ce une nouvelle mode, est-ce une opportunité professionnelle qu’on ne trouve pas ailleurs, est-ce la volonté de se différencier par rapport aux autres et ce positionnement parmi les élèves exceptionnels, est-ce pour les parents le moyen de se réaliser à travers son enfant ou la volonté de prouver aux autres qu’ils ont réussi à produire des enfants réussis qui font d’eux des parents modèles ?

Plusieurs hypothèses que seules des études approfondies peuvent confirmer ou infirmer.

Cette nouvelle tendance qui n’est pas toujours justifiée par le potentiel de l’élève et ce qu’il aime et veut faire réellement, le détruit de l’intérieur. Des élèves brillants, intelligents mais incapables de travailler pendant de longues heures successives puisqu’ils ont appris à se fier à leur seule intelligence et à ne pas faire des études la seule ou la première priorité dans leur vie.

Au début, l’élève est content d’avoir été retenu en classes préparatoires, mais dans quelques semaines sa joie commencera à s’estomper. Les vingt et les dix-huit qu’il a l’habitude d’avoir sans peine disparaissent et se voient remplacer par des notes au dessous de la moyenne, et c’est là le début de la triste histoire. Certains parents sont perdus, ils ont du mal à voir les notes de leurs enfants chuter et ne savent plus quoi faire. Ils n’acceptent plus de les voir s’amuser ou faire quelque chose d’autre que les études. La pression augmente davantage pour ces élèves qui font face à une difficulté extrême et un manque d’encouragement de la part de leurs enseignants. S’ajoute à cela, la culpabilité et les remords de voir une autre catégorie d’élèves travailler sans arrêt, jour et nuit, sans se plaindre et sans sentir le moindre besoin de sortir avec les amis, de se connecter aux réseaux sociaux ou tout simplement de dormir un peu plus. Ils deviennent sous pression, très stressés, nerveux et colériques et souvent, c’est auprès de la famille que ces émotions négatives accumulées explosent.

D’autres élèves plus sensibles vont jusqu’à présenter un syndrome que je me permets d’appeler le syndrome des classes préparatoires. Il s’agit de certains malaises observés chez ces jeunes, tels que les maux de tête persistants, des problèmes d’altération de la vue, des crampes au niveau de l’estomac etc... Ces problèmes de santé sont réels, l’élève est vraiment malade, mais cette maladie est une solution produite par son inconscient. C’est le moyen de rester chez lui, de ne rien faire sans se sentir coupable, et de ne plus subir la pression de ses parents. Paradoxalement, il reçoit de l’affection et de l’amour parental même s’il s’en sent privé depuis quelques temps. Inconsciemment, il sait qu’ il n’a plus de bonnes notes à offrir à ses parents, ces dernières généraient de la joie et de la fierté et se traduisaient souvent par des cadeaux, des privilèges relatifs par rapport à ses frères et sœurs, plus de poids au sein de la famille etc...

La fin de l’histoire n’est malheureusement pas toujours heureuse, car certains de ces élèves n’arrivent pas à avoir les écoles les mieux cotées qui ont été recherchées par ces classes préparatoires et finissent par perdre confiance en eux mêmes, se comparer aux autres et voir leur estime de soi de plus en plus basse. Les principales questions que je me pose aujourd’hui ;

  • Est ce que ça vaut vraiment la peine d’endurer toutes ces souffrances pour faire une école d’ingénieurs ?
  • Le marché de l’emploi a-t-il besoin de personnes compétentes techniquement et qui sont équilibrées, sociables, cultivées, ont le sens du contact et savent communiquer ou préfère-t-il des personnes renfermées qui ont passé leur vie à apprendre et qui n’ont pas suffisamment appris à échanger avec leur environnement ?
  • Ceux qui n’ont pas fait les classes préparatoires doivent-ils se sentir inférieurs aux autres ?

Je vous laisse le soin de répondre à ces questions selon votre sensibilité. Amina

Fatima AMINI, Coach certifiée à la Haute École de Coaching et praticienne en hypnose. Experte en orientation scolaire et en insertion professionnelle Ingénieur formatrice en techniques commerciales et  formatrice de formateurs en employabilité et en ingénierie de formation.

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Trois jeunes mettent le cap sur le coaching – Faits de Société en Guadeloupe

Trois jeunes femmes de Guadeloupe se sont rapprochées à la fin de leurs études pour créer une entreprise de coaching. Objectif : promouvoir l’épanouissement intellectuel et social des jeunes et moins jeunes. Voici l’article paru en ligne sur F Guadeloupe :

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